14 Decembre 2018 POINT DE PRESSE DE CONGO AIRWAYS

                   

 

 

POINT DE PRESSE DE CONGO AIRWAYS

 

Mesdames et Messieurs de la presse ;

Suite à la publication du Règlement d’exécution UE 2018/1866 du 28 novembre 2018, modifiant le Règlement n°474/2006 relatif à la liste des transporteurs aériens qui font l’objet d’une interdiction d’exploitation ou des restrictions d’exploitation au sein de l’Union Européenne, certains des organes de presse auxquels vous appartenez ont émis, depuis quelques semaines, des avis divers avec une ampleur inédite.

D’une manière délibérée, il a été omis d’informer l’opinion que les compagnies aériennes listées à l’annexe A de l’Union Européenne sont autorisées d’y voler avec des avions pris en Wet Lease auprès des compagnies habilitées à s’y rendre (sans restriction).

La nature des commentaires en sens divers qui s’en sont suivis appelle de la part de la compagnie aérienne nationale de la RDC, en l’occurrence CONGO AIRWAYS, qui a sa lecture du problème et naturellement certaines observations à formuler, de faire cette mise au point en vue d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur cette question.

Tel est l’objet de l’invitation je vous ai adressée pour prendre part à ce point de presse.

Je saisis cette opportunité pour souhaiter à toutes et à tous la bienvenue ici au siège de CONGO AIRWAYS et pour vous remercier de vive voix et très sincèrement d’avoir répondu à notre invitation.

 

Mesdames et Messieurs ;

Permettez- moi, d’entrée de jeu, de vous rappeler que la compagnie aérienne CONGO AIRWAYS a été créée au mois d’aout 2014. Elle a effectué son vol inaugural au mois d’octobre 2015.

Aujourd’hui, en trois ans et deux mois d’existence, notre compagnie a réalisé de très grosses performances dont l’écho doit être régulièrement  relayé par vous, hommes et femmes de médias.

Il s’agit notamment :

  • De la desserte régulière de 14 plateformes aéroportuaires sur le territoire national ; et
  • Du déploiement en réseau régional en commençant par Johannesburg en Afrique du Sud, escale desservie à ce jour 3 fois par semaines(le mercredi, le vendredi et le dimanche) et l’ouverture toute récente de la ligne Douala et Cotonou, desservie deux fois par semaine jusque-là : chaque mardi et chaque jeudi. Il y a lieu de noter que sur l’ensemble des destinations desservies à ce jour, CONGO AIRWAYS a déjà transporté environ 930.000 passagers ;

 

Dès l’année 2019, les destinations suivantes seront encore ouvertes en Afrique : Abidjan (en Côte d’Ivoire), Bangui (en Centrafrique), Libreville (au Gabon), Brazzaville et Pointe Noire (en République du Congo), Bujumbura (au Burundi), Nairobi (au Kenya), Luanda (en Angola). D’autres destinations seront communiquées le moment opportun ;

Dès fin 2019, la desserte de la zone Europe sera une réalité ;

En termes de relations professionnelles avec d’autres compagnies du secteur aérien, il y a lieu de noter qu’en interne CONGO AIRWAYS collabore avec elles au sein de la FEC et du Comité Professionnel des Transporteurs Aériens(CPTA) dont elle assure la présidence, en Afrique nous sommes membre influent de l’AFRAA qui est l’Association des Compagnies Aériennes Africaines.

Pour votre gouverne, en novembre 2018, l’AFRAA a décerné à CONGO AIRWAYS le trophée de Meilleur compagnie de l’année dans la catégorie « Meilleur progrès » grâce aux performances réalisées en 2017.

A l’international, Congo Airways est membre de l’ATAF (Association des Transporteurs aériens Francophones). Par ailleurs, à la suite d’un audit costaud et rigoureux, CONGO AIRWAYS a été certifié IOSA depuis le 05 juillet 2018 et est membre de l’IATA (Association Internationale des Transporteurs Aériens) depuis le 10 septembre 2018.

Forte de cette certification IOSA, CONGO AIRWAYS se prépare à entamer le processus dénommé TCO, le « Third Country Operator  » qui permettra en boucle de desservir le territoire européen nonobstant le fait que la RDC resterait encore sur la liste noire.

Pour votre information, dans le cadre de ce processus TCO, trois ateliers de sensibilisation ont déjà été organisés par l’IATA à Kinshasa et à Brazzaville

Mesdames et Messieurs de la presse;

Comme vous pouvez le constater avec nous, CONGO AIRWAYS est née et grandit dans un environnement qui a considérablement changé ces dernières années.

En effet, la supervision de la sécurité et de la sûreté aérienne assurée aujourd’hui par l’Autorité de l’Aviation Civile de notre pays n’est pas la même que celle d’antan. En ma qualité de Dirigeant Responsable de la première compagnie aérienne à avoir obtenu le premier Certificat de Transporteur Aérien « CTA » dans ce pays, je suis bien placé pour vous assurer que l’AAC/RDC n’est plus à la traîne comme il y a quelques quatre ou cinq années.

Pour preuve, dans le domaine de la sécurité aérienne, la supervision et la surveillance continue de l’ensemble de nos opérations se fait suivant une rigueur absolue et indiscutable. CONGO AIRWAYS avait obtenu son premier CTA en date du 29 juin 2016, l’AAC/RDC l’a déjà renouvelé par deux fois, soit le 29 juin 2017 et le 29 juin 2018. C’est sur base de ce CTA que notre compagnie a été auditée et certifiée IOSA par l’IATA comme je l’ai dit tantôt. Elle a été auditée et a subi des inspections opérationnelles des administrations de l’aviation civile des Etats étrangers que nous desservons aujourd’hui comme l’Afrique du Sud, le Cameroun et le Bénin. Il est à noter que l’Afrique du Sud est plus exigeante que l’Union Européenne en ce qui concerne l’enregistrement des passagers à destination de ce pays.

L’événement le plus marquant de cette fin d’année est que notre Autorité de l’Aviation Civile venait de recevoir la Mission de validation coordonnée dite ICVM, menée par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) du 06 au 19 novembre 2018.

Les conclusions de cet audit partiel de l’OACI, quoiqu’encore provisoires, créditent notre pays du taux de progression de 49,31 % en termes de mise en œuvre des normes internationales alors que le taux de conformité était de 21,1 % relevés en janvier 2013.

Pour nous CONGO AIRWAYS, cet audit qui a couvert 6 de 8 domaines de supervision de la sécurité de l’aviation civile dont le domaines exploitation technique des aéronefs et navigabilité des aéronefs, une fois de plus, entériné et validé le processus ayant conduit à la délivrance du CTA à CONGO AIRWAYS ainsi que ses renouvellements successifs.

 

 

Mesdames et Messieurs ;

Sans vouloir abuser de votre temps précieux, permettez-moi tout de même de faire, à votre particulière attention, les observations suivantes en rapport avec cette dernière liste noire de l’Union Européenne :

  1. Pour CONGO AIRWAYS, le fait pour l’Union Européenne d’avoir actualisé sa liste de bannissement 13 jours seulement après le passage de l’audit de l’OACI dans notre pays, audit qui a fait état des progrès significatifs et parlants réalisés par l’AAC/RDC, relève d’un hasard des calendriers administratifs de ces deux institutions;
  2. l’existence de notre compagnie aérienne CONGO AIRWAYS sur cette liste de bannissement que d’aucuns parmi vous ont abondamment commentée, n’est pas liée au niveau de performance de cette dernière. Elle est le résultat des carences anciennement reprochées à notre système de l’aviation. CONGO AIRWAYS fait donc les frais de cette situation ;

Jusqu’à présent aucune demande d’opérer dans l’espace de l’Union Européenne n’a été faite bien que Congo Airways ait été l’un des instruments désignés de la république démocratique du Congo et donc aucune exploitation n’y a été interrompue ;

  1. A présent le parcours de CONGO AIRWAYS dans le processus de TCO qui sera amorcé, doublé des avancées de notre Autorité de l’Aviation Civile dans la supervision, permettra de faire des meilleures projections pour opérer nos activités dans cet espace européen dans les années futures (à fin 2019).

Mesdames et Messieurs ; 

En guise de conclusion de mon propos, je tiens à assurer l’aimable clientèle de notre compagnie aérienne CONGO AIRWAYS qu’une perspective rassurante s’offre à nous à brèves échéances.

En effet, dans le cadre du processus TCO dont j’ai parlé précédemment, CONGO AIRWAYS aura sa carte en mains pour desservir le territoire européen en se faisant inscrire sur l’Annexe B de cette liste.

Chez CONGO AIRWAYS, la sécurité du passager est bien notre priorité et les différents audits le confirment bien. C’est le premier pilier de nos valeurs.

Membre de l’IATA, après certification IOSA, CONGO AIRWAYS réunit toutes les garanties d’une exploitation sécurisée.

Je vous remercie de votre aimable attention.

                            

Fait à Kinshasa, le 14 décembre 2018

 

Désiré BALAZIRE BANTU

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